Feufochmar
2022-04-02

Witch Spring 3 [Re:Fine]


Portage console d'un jeu mobile coréen, Witch Spring 3 raconte l'histoire d'Eirudy, une jeune divinité du continent de Derkarr. Sous l'impulsion du pape vivant sur le contient voisin de Vavelia, les divinités sont désignées sous le terme sorcière et pourchassées pour être exécutées. Eirudy vit cachée dans une maison au milieu de la forêt brumeuse, entourée de marionnettes auxquelles elle essaie de donner vie. Cependant, sa rencontre avec le jeune humain Adrian, qui ne lui est pas hostile, va changer sa vie, et ainsi que l'histoire du continent. L'histoire du jeu est parallèle aux deux jeux précédents de la série, qui se déroulent à Vavelia.

Côté gameplay, le jeu est un RPG plutôt court, j'ai mis une quinzaine d'heure de jeu pour atteindre une des fins, en prenant mon temps. Il y a trois fins (qui sont décidées au travers de deux dialogues), deux d'entres elles se prolongeant d'un post-game. Compter environ cinq heures pour en faire le tour, et il s'agit principalement d'explorer afin de déclencher des quêtes annexes.

Côté exploration, le monde est composé de plusieurs tableaux, sur lesquels des objets et des ennemis sont positionnés. Il n'y a pas d'aléatoire dans le jeu sur les ennemis ou les objets. S'approcher d'un objet le ramasse automatiquement, et s'approcher d'un ennemi affiche une fenêtre montrant les statistiques de l'ennemi et un choix entre combattre ou s'éloigner (ce qui permet d'éviter les combats perdus d'avance). Certains combats se déclenchent cependant automatiquement et sont souvent liés à la quête principale ou aux quêtes annexes. Les ennemis vaincus et objets récoltés ne réapparaissent pas immédiatement en quittant et revenant sur la carte, mais nécessitent un certain temps pour se régénérer.

Les combats se déroulent au tour à tour, et Eirudy peut choisir parmi plusieurs actions :

Eirudy bénéficie d'un bonus supplémentaire suivant le style de combat qu'elle privilégie. Lancer des sorts offensifs va renforcer ceux-ci, mais va réduire l'efficacité des coups d'épée. Inversement, attaquer plutôt à l'épée renforce l'efficacité des coups d'épée, mais fait baisser l'efficacité des sorts.

Il n'y a pas de notion de point d'expérience dans le jeu. À la place, une horloge s'incrémente suivant les actions effectuées en jeu. Une fois celle-ci remplie, il est possible de réaliser une séance d'entrainement, qui fait avancer le calendrier de cinq jours. Les séances d'entrainement permettent d'augmenter les statistiques d'un certain pourcentage (avec un minimum d'un point). Chaque séance d'entrainement se compose de cinq actions à choisir parmi huit possibles. Certaines actions permettent de débloquer ou bien de nouvelles compétences, ou bien de nouvelles recettes, suivant des seuils de statistiques. Il est aussi possible d'utiliser des objets, confectionnés ou récoltés, afin d'augmenter les statistiques. Certains objets augmentent les statiques d'un nombre de points fixes, d'autres d'un pourcentage de la valeur actuelle (avec une limite à 300 points). La progression géométrique des statistiques rendent le jeu plutôt facile, et les challenges sont au final rares (deux boss ont cependant des statistiques proportionnelles à Eirudy).

Les ennemis vaincus laissent derière eux des objets et de la vitalité. La vitalité récoltée est stockée dans une pierre d'âme que possède Eirudy, et peut être utilisée pour éveiller ou améliorer les marionnettes. Après avoir amélioré la pierre d'âme, il est aussi possible de l'utiliser en combat pour soigner les points de vie et de mana, voire même de bénéficier d'une vie supplémentaire si la pierre d'âme est pleine.

J'ai bien aimé le jeu. Les graphismes sont mignons, même si l'histoire se révèle assez sombre. Le seul reproche que j'ai à faire au jeu concerne les déplacements du personnage sur la carte qui me paraissent un peu trop sensibles, et parfois difficiles à faire au joystick. J'ai l'impression que c'est lié au fait qu'il s'agisse à l'origine d'un jeu mobile dans lequel il faut toucher l'écran pour déplacer le personnage.